A propos du voeu concernant Breviande proposé par Bien Vivre à Melun

Bien vivre à Melun, via ses élus Claude Bourquard et Bénédicte Monville de Cecco a proposé dernièrement un voeu  pour « prendre toutes les mesures nécessaires à la préservation intégrale du massif de Bréviande relativement à l’éventualité d’implantation de nouvelles voiries » demandant « à ce qu’aucune nouvelle voirie ne soit implantée dans cette forêt ». Dans la mesure où le contournement de Melun est un cheval de bataille de la droite qui pourrait désormais bénéficier de la majorité des Conseils régional et départemental, on comprend son rejet lors du conseil municipal du 18 mai dernier. L’abstention du PS et du PC est moins compréhensible.

 

On a pu lire sur les réseaux sociaux ce qui pourrait avoir motivé semblable position de la part du PC : la voirie serait enterrée ce qui permettrait au massif de retrouver son intégrité (?!), et cela permettrait de désengorger les « embarras de Melun ». Un peu comme la ligne à grande vitesse Lyon-Turin, c’est d’abord nécessairement négliger toutes les perturbations qu’un éventuel chantier de cette ampleur aurait, pendant des mois, sur l’écosystème de Bréviande – sans parler de celles du trafic. Un mal pour un bien? Toutes les études faites sur ce genre de travaux concluent à un déplacement des problèmes, voire à une accentuation du trafic que semblables voiries favorisent, comme des aspirateurs à véhicules. Sans parler de la désertion accrue du centre ville, d’autant plus sinistré. C’est une fois encore prendre le contrepied d’une relocalisation nécessaire de l’économie.

Ces différents points montrent combien les représentants locaux du parti communiste peinent à comprendre ce que recouvre l’écologie politique. Il ne s’agit pas seulement de reverdir le productivisme et le toujours plus, pas plus que la fuite en avant d’une économie sans règles autres que la finance, fructifiant sans référence aucune avec la réalité du monde physique et à laquelle le PS s’est rendu. Il s’agit de ramener l’activité humaine à un niveau acceptable par son environnement. Le pas que Jean-Luc Mélenchon a fait en ce sens leur reste encore à faire.

Sylvain Kerspern, co-secrétaire du groupe local EELV Melu-Val-de-Seine

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